1ere étape : Le déni
La première réaction devant
le deuil est le déni !
Mais où étais TU SEIGNEUR, dans ce désastre ?
Que fais TU, face à tant de souffrance, face à la mort
?
Moi, je n'arrive pas à y croire. Je ne veux pas y croire !
Ce n'est pas possible que TU permettes une telle chose !
C'est le déni de la mort : comment
une telle horreur peut elle m'arriver ?
Pourquoi ?
pourquoi la mort s'il y a un DIEU BON ?
Du déni de la mort qui nous bouleverse, nous passons vite à
la deuxième réaction :
2eme étape : La protestation
En effet, qui peut rester insensible devant
ce drame qui est irréversible du point de vue humain ? Très
vite, si la toute puissance de notre intelligence, de notre science,
de notre connaissance a échoué; si notre volonté
de tout maîtriser s'est heurté à l'inévitable,
alors nous pouvons tomber dans la 3eme réaction :
3eme étape : La révolte
DIEU est encore présent, dans notre
enfer intérieur. Rien ne décourage Son Amour. En effet
JÉSUS n'est pas venu nous donner des explications au sujet
de la mort, mais IL a voulu connaître de l'intérieur,
toute l'angoisse et la tristesse de l'homme pour le tirer jusqu'à
Sa vie Eternelle. Face au mal, JÉSUS nous met en garde en nous
disant que Satan est le père du mensonge et qu'il est meurtrier
depuis le commencement.
Dans cette épreuve, notre foi peut
s'obscurcir ...car nous nous heurtons au grand mystère du mal
: " mystère d'iniquité " nous dira l'apôtre
Paul. Et nous pouvons nous enfoncer dans la tristesse!...attendant
de la part de nos amis, de nos parents, de la compassion, mais en
vain, le plus souvent !...L'hôte intérieur : le SEIGNEUR
est toujours là !
mais nous ne LE voyons plus !... Trop
de douleur peut faire trébucher la foi. La révolte gagne
tout notre être : nous en voulons à DIEU qui pouvait
dans Sa Puissance éviter cela.
Marthe dira à JESUS :
" Si TU avais été là, mon frère serait
toujours vivant " (Jean 11-21)
Si nous avons la chance d'avoir des frères
pour prier pour nous : alors peu à peu, en exprimant notre
souffrance au SEIGNEUR, dans notre prière, nous entendrons
résonner cette parole de JÉSUS à Thérèse
d'Avila qui lui disait :
- " mais où étiez
vous donc SEIGNEUR, lorsque je combattais pour vous garder ma foi
?"
- "J'étais au fond de ton coeur, te soutenant sans cesse.
"
Voilà l'oeuvre de DIEU en nous, aussi.
" JE VEUX ta victoire "
dit JÉSUS,
Et ma victoire n'est ce pas celle de JÉSUS en moi ?
C'est dans l'épreuve, que nous ressentons
le plus, notre pauvreté, notre impuissance.
C'est dans l'épreuve aussi que le SEIGNEUR révèle
sa force qui repose sur notre faiblesse. Ce n'est plus ma force épuisée,
anéantie, qui peut me faire traverser l'épreuve, mais
la force de DIEU en moi. Saint Paul nous affirme :
"Car, lorsque je suis faible,
c'est alors que je suis fort" (2 Co12 10)
Dans ma révolte, je
peux écouter deux voix :
" l'une forte, lancinante, oppressante : celle du malin ;
" l'autre douce : celle de DIEU !
Le malin rapporte aussitôt la faute
de cette mort sur DIEU qui est cruel de permettre une telle chose.
N'est IL pas le Tout Puissant ? N'est IL pas le Messie qui vient sauver
? Nous entendons comme JÉSUS au désert, le malin qui
veut nous détourner de notre but : DIEU ! Autrement dit : JÉSUS
dont le Nom veut dire DIEU SAUVE.
Le malin, l'accusateur nous place alors comme victime d'un DIEU lointain
et méchant, alors que
"Le PÈRE a envoyé
Son FILS pour que par LUI, nous ayons la vie"
La mort de notre enfant est pour nous une
perte irréparable, mais JÉSUS transforme la mort en
vie. Comme JÉSUS est passé de ce monde à son
PÈRE, notre enfant, " par pure grâce " passera
de la mort à la VIE. Et nous, privé de l'amour de celui
qui est parti, nous allons marcher en suivant JÉSUS, avec un
pied dans le Royaume et un pied sur la terre.
Si nous écoutons le Malin, nous vivrons
avec un pied en moins. Nous vivrons amputé d'une part de notre
être. Par sa création, notre enfant fait partie de nous,
même s'il est adulte : c'est ce que j'appelle le cordon ombilical
spirituel, c'est à dire : le cordon de l'amour.
La voix douce qui m'incline à
écouter le CHRIST,
À suivre le CHRIST,
À aimer le CHRIST et mes frères,
C'est l'ESPRIT SAINT ...
Demandons l'ESPRIT SAINT :
afin que la souffrance ne nous empêche jamais d'écouter
la voix du SEIGNEUR
et que la mort, ne nous empêche jamais de voir la RÉSURRECTION
DU CHRIST
A TOI, la gloire 0 RESSUSCITE
A TOI, la victoire pour l'ETERNITE
(Chant d'origine protestante, musique A Gouzes)
Nous savons avec notre tête que DIEU
est partout présent, qu'IL voit tout, entend tout !
Ce
que nous ignorons avec notre coeur, c'est que DIEU est aussi présent
quand nous souffrons et goûtons à l'amertume de cette
vie. Nous pouvons crier avec JESUS à Gethsemani :
" Mon DIEU, mon DIEU, pourquoi
m'as TU abandonné ? "(Marc 15-34)
Mais si nous entrons dans la prière
de JE SUS, nous dirons après LUI :
" Que Ta Volonté soit
faite, et non la mienne " (Matthieu 26-42)
Nous sommes comme JESUS accablé par
cette angoisse de la mort. Nous savons avec notre tête, les
paroles de JESUS
"Qui croit en MOI, même
s'il meurt vivra" (Jean 11-25)
Mais dans la souffrance du deuil, notre
coeur en bataille, en révolte ne peut entrer par la petite
porte de l'humilité et de l'obéissance et accepter la
Volonté de DIEU à travers l'épreuve. JESUS, de
multiples fois a rassuré ses apôtres
" Celui qui croit en MOI,
passera de la mort à la vie " (Jean 8-51)
La Vie où l'Adversaire ne peut plus
rien faire !
C'est pourquoi JÉSUS insistera
" Mes paroles sont ESPRIT
ET VIE " (Jean 6-63)
Face au mur de la mort, toutes nos possibilités
purement humaines s'avèrent inutiles. Il n'y a aucune consolation
possible !... il n'y a plus aucune philosophie qui puisse faire vivre
1...la vie devient absurde et il n'y a plus rien que 1e froid du tombeau
où personne ne peut nous réconforter.
Mais nous, chrétiens, nous savons
par les apôtres et tous ceux qui ont vu JESUS après sa
mort : qu'IL. EST VIVANT : IL EST RESSUSCITE !
le 3eme jour
comme IL l'avait promis. La croix et son cortège de souffrances
horribles n'ont été que le passage vers la Gloire de
DIEU, le Royaume.
Nous avons besoin de Marie, femme toute
simple, toute humble et douce pour nous donner la foi en JÉSUS
: Sa foi en son Fils qui s'est levé d'entre les morts. Cette
réalité impensable n'existait pas dans le vocabulaire
hébraïque. En effet, le mot ressuscité n'existait
pas, c'est pourquoi il est dit "s'est levé d'entre les
morts". D'ailleurs quand JÉSUS parle de sa mort et de
sa résurrection, les apôtres ne comprennent pas. Marie,
elle, a vécu tranquillement avec seulement la confiance toute
simple, en les paroles de son Fils, qu'elle gardait en Son coeur.
Elle a vécu par la foi depuis l'Annonciation, à la croix
et jusqu'à sa propre mort de son enfant bien-aimé.
Aucun homme n'a ressuscité par sa
propre puissance.
Aucun homme ne s'est levé d'entre les morts !
Elisée par une prière à DIEU, avait obtenu de
ramener à la vie un jeune homme. Celui ci tout comme Lazare,
devra mourir à cette vie pour ressusciter en JESUS et par JESUS.
JESUS, par sa croix, a sauvé tous
les hommes : ceux qui ont vécu avant LUI, ceux qui vivront
après LUI. IL est le SAUVEUR PARFAIT.
JESUS est sorti du tombeau avec un corps glorieux conservant les traces
de sa passion, mais lui permettant aussi d'entrer dans une pièce
close... Ce que l'oeil n'avait pas encore vu, la Vierge Marie l'a
cru, parce que les paroles de son Fils sont Vraies !...
IL dit et cela est fait. II donne un ordre
et cela arrive : Lazare sors !...