chapitre 3

"IL vous précèdera en Galilée" (Marc 16-7)

 

" Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et Salomé achetèrent des aromates pour embaumer JESUS. Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles vont à la tombe, le soleil levé. Elles se disaient entre elles " qui nous roulera la pierre de l'entrée du tombeau ? " Et levant les yeux, elles voient que la pierre est roulée ; or elle était très grande. Entrées dans le tombeau, elles virent assis à droite, un jeune homme, vêtu d'une robe blanche, et elles furent saisies de frayeur, mais il leur dit : " ne vous effrayez pas. Vous cherchez JESUS de Nazareth, le crucifié, IL EST Ressuscité, IL n'est plus ici ; voyez l'endroit où on l'avait déposé. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre : " IL vous précède en Galilée ; c'est là que vous LE verrez comme IL vous l'a dit "
(Marc 16-1-8)

Les femmes cherchaient JESUS pour l'embaumer selon la tradition juive. Ces femmes pensaient trouver son corps au tombeau, à l'endroit où on l'avait déposé ! Elles ne pensent qu'à rendre au mort le culte, le soin qui lui est dû…En saint Luc, chapitre 4, versets 5 à 10, il est dit aux femmes :

" Pourquoi cherchez-vous le VIVANT parmi les morts ? IL n'est pas ici, mais IL est ressuscité. Rappelez-vous comment IL vous a parlé quand IL était en Galilée. Il disait : " il faut que le Fils de l'Homme soit livré aux mains des pécheurs, qu'IL soit crucifié et que le troisième jour, IL RESSUSCITE. "

Ces femmes connaissaient-elles ces paroles de JESUS ? Or nous savons par les apôtres que JESUS EST VIVANT, et que ceux qui croient en LUI, passeront de la mort à la vie. Et pourtant… après avoir donné une sépulture à notre enfant ou à nos parents, nous vivons comme s'ils étaient toujours morts !…notre pensée est obsédée, accaparée par leur " absence- présence " et nous n'arrivons plus à nous détacher du cimetière…
JESUS qui savait que ses apôtres et les femmes étaient des gens comme nous, lents à croire (Luc 24-25) leur fait dire que ce n'est pas au tombeau de Jérusalem qu'il faut LE chercher, mais en Galilée : il fallait donc quitter la Judée, traverser la Samarie, pour arriver en Galilée, au bord de la mer de Tibériade (soit environ 12O Km !…) pour voir JESUS VIVANT ! Il est demandé aux apôtres et aux femmes de faire tout ce chemin pour enfin voir JESUS, parce que, ce n'est pas au tombeau qu'ils pourront LE rencontrer.
" Voyez l'endroit où on l'avait déposé "

Si nous voulons rencontrer notre enfant, ou nos parents que nous avons aimés, ce n'est pas au tombeau, lieu de mort, que nous pourrons les rencontrer, mais en JESUS qui est DIEU et qui contient tout : c'est-à-dire dans la communion au Corps du CHRIST RESSUSCITE ET VIVANT….Il nous faut donc faire le chemin du cimetière à l'église ; du cimetière à notre chambre où dans le secret de nos cœurs, nous pouvons trouver notre Unique Sauveur. Alors ne pensez pas que vous serez un mauvais père ou une mauvaise mère, parce que vous n'irez plus au cimetière que deux ou trois fois par an ! Non, au contraire, en désertant le cimetière pour l'église, ou pour prier dans votre chambre, vous allez vers DIEU, selon ce qu'IL désire pour vous, pour nous. Ce sera un acte courageux, un acte de foi et un acte d'obéissance à la parole :

" Console-toi de ton deuil "

Le SEIGNEUR ne peut lui-même nous combler de ses grâces que si nous faisons un pas vers LUI : JESUS qui SEUL détient les clefs de la mort….et qui est venu pour :

" Détruire les œuvres du diable " (1 Jean 3-8)

Evidemment en faisant cet effort de déserter le cimetière pour aller à la messe, nous serons, certains jours, découragés ou culpabilisés ! ? : Si je ne fais pas cela, je ne me sens pas bien ; j'ai l'impression de n'avoir pas fait ce qu'il convient de faire pour mon enfant auquel je dois bien cela !… tous ces sentiments de culpabilité, sont en fait, des tentations du Malin qui veut nous détourner de DIEU et nous entraîner dans le désespoir du tombeau… Ne nous laissons pas faire ! Allons chercher JESUS VIVANT là où IL EST : dans l'Eucharistie et nous rencontrerons le Consolateur :
Celui qui a dit à la veuve qui pleure son enfant : " ne pleure pas "
Celui qui a dit à l'officier royal : " va, ton fils vit "
La compassion du SEIGNEUR JESUS pour les hommes et les femmes de Palestine est aujourd'hui la même, pour nous qui pleurons :
Le Cœur de DIEU ne change pas…c'est l'homme qui change !

DIEU EST AMOUR TOUJOURS
Je veux revenir sur notre agitation intérieure, sur nos sentiments de culpabilité face à notre vraie culpabilité. Quand un enfant meurt subitement, le réflexe est de dire : si j'avais fait cela…si je lui avais dit… et alors nous sommes rongés par le remords ! Cela n'est pas bon. En effet, la première chose que dit JESUS à ses apôtres : " la paix soit avec vous " Notre cœur n'est pas en paix. Comment accueillir cette paix de JESUS ?

" Regardez mes mains et mes pieds, c'est bien MOI. Touchez-moi, regardez " (Luc 24-39)


En regardant le CHRIST RESSUSCITE, nous pouvons alors accueillir ce qu'IL nous donne : sa paix et la joie de savoir notre enfant vivant par LUI. C'est très beau de voir avec les yeux de la foi: notre DIEU nous montrer ses plaies qui existent dans son corps ressuscité ; ses plaies par lesquelles nous sommes sauvés de la mort éternelle.

C'est par grâce, en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi; vous n'y êtes pour rien, c'est le don de DIEU. Cela ne vient pas des oeuvres afin que nul n'en tire orgueil. Car c'est LUI qui nous a faits : nous avons été créés en JÉSUS CHRIST pour les oeuvres bonnes que DIEU a préparés d'avance, afin que nous nous y engagions (Ephésiens 2, 8-9)

Si nous souffrons d'un sentiment de culpabilité en prenant appui sur JÉSUS VAINQUEUR DE TOUT MAL nous pouvons dire un NOTRE PERE afin d'être délivrés de ce qui nous inquiète. Si après cela, nous ne sommes pas en paix : alors nous pouvons faire appel au SAINT NOM DE JÉSUS en disant :

Par Ton SAINT NOM, SEIGNEUR JÉSUS, chasse de mon esprit tout sentiment de culpabilité et je TE demande de mettre la paix de Ton Esprit Saint en moi

Revêtons nous de l'armure du CHRIST comme nous le recommande saint Paul dans sa lettre aux Ephésiens (6 11 ss)

Si par hasard, la paix de DIEU ne nous recouvre pas, déposons alors ce que nous pensons être une faute devant le SEIGNEUR et demandons le sacrement de réconciliation. Après l'absolution donnée par le prêtre, notre coeur doit être dans une paix profonde. Si un sentiment de culpabilité persiste : persistons dans la prière de rejet du sentiment de culpabilité, tranquillement sachant que DIEU est toujours là pour nous délivrer.

En résumé :
Un sentiment de culpabilité : n'est pas une faute, c'est une tentation qui nous ronge et nous mène au désespoir. Un sentiment de culpabilité prend racine dans nos propres blessures d'amour. Chaque être est créé, par l'amour pour l'Amour. Chaque manque d'amour est une blessure.
La culpabilité vraie : est une faute envers l'Amour de DIEU. Cette faute est lavée par le sang du CHRIST, dès l'instant où, nous mettant à genoux, nous en prenons vraiment conscience et nous regrettons sincèrement devant JÉSUS, ce manque d'amour. Cependant, il est bon d'aller se confesser pour accueillir L'ESPRIT SAINT qui recrée son enfant.

Rappelons nous que si le CHRIST a voulu mettre une grande distance entre le lieu de sa mort et le lieu où ses apôtres l'ont vu vivant, c'est qu'IL désire que nous vivions dans Sa Résurrection et non dans la tristesse du deuil.

JÉSUS a institué l'Eucharistie juste avant sa mort, pour que nous vivions de Sa Présence nouvelle dans le pain et le vin... De plus, JÉSUS nous a envoyé son ESPRIT SAINT pour que nous soyons transformés de l'intérieur par sa grâce : ses apôtres peureux sont devenus des évangélisateurs au péril de leur vie. Ils ont proclamé non seulement la mort de JÉSUS…mais Sa Résurrection. La mort a été vaincue par le CHRIST pour nous.

DIEU TU ME CONDUIS
TU me conduis vers TOI
DIEU voici ma vie
Tout de mon être TU connais
Dès l'origine TU le savais
Tous mes chemins sont devant TOI
TU as posé Ta Main sur moi

 

Je t'aime SEIGNEUR ma force
Le SEIGNEUR est mon roc,
Ma forteresse et mon libérateur.
II est mon DIEU, le rocher où je me réfugie,
Mon bouclier, l'arme de ma victoire,
Ma citadelle. Loué soit-Il !…

J'ai appelé le SEIGNEUR
Et j'ai été vainqueur de mes ennemis
Les liens de la mort m'ont enserré...
Les pièges étaient tendus devant moi !

Dans ma détresse, j'ai appelé le SEIGNEUR
Et j'ai crié vers mon DIEU
De son temple, IL a entendu ma voix
Le cri jeté vers LUI est parvenu à ses oreilles

Il m'a dégagé, donné du large
IL m'a délivré car IL m'aime

Ta Parole SEIGNEUR est vérité et ta loi délivrance !
Psaume 18